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bouton.gif (549 octets) LA CHINE :
un contexte géographique, économique et politique favorable.

Ce pays à l’échelle d’un continent dispose, par ses climats, ses reliefs (les montagnes occupent 1/3 de la superficie) et la diversité de son patrimoine naturel et historique, d’une variété inépuisable de sites et réserves hors du commun, en tout cas parmi les plus beaux paysages du monde. Les voyages d’affaires et d’agrément, les visites, excursions, trekkings, expéditions y sont de plus en plus nombreux. La Chine, ce mot nimbé de fantasmes, que l’histoire et la culture fascinent, séduisent, effraient, est incontestablement un rêve qui n’a pas fini d’enfiévrer l’imagination des occidentaux. Le tourisme sous toutes ses formes est en toute évidence appelé à s’y développer.

Le tourisme récepteur s’accroît : 47 millions d’entrées en Chine en 1995 pour une recette de près de 9 milliards de USD.

Le tourisme intérieur est en essor continu : 410 millions de touristes résidents ont été comptabilisés en 1993, et la Chine est parmi les plus hauts niveaux mondiaux en volume.

Les Chinois ont leurs week-ends depuis peu. Sous l’effet des réformes économiques, de nouvelles classes moyennes et aisées apparaissent, qui deviennent des consommateurs au sens occidental et qui consacrent aux loisirs et au tourisme une part croissante de leurs revenus…

L’analyse du marché touristique chinois, des loisirs et des sports de plein air
Un milliard trois cents millions de chinois découvrent la consommation. L’Empire du Milieu, avec ses taux de croissance annuels à deux chiffres, quitte le domaine de l’exotisme littéraire pour effectuer une tonitruante intrusion dans l’arène économique internationale. L’enjeu est de taille puisqu’il s’apprête à devenir la quatrième puissance commerciale du monde.

1.1 Le marché du tourisme récepteur ...
Depuis 20 ans, la Chine se lance dans une campagne de mise en valeur touristique du pays assortie de perspectives économiques. La foire de tourisme de Pékin de juin 92 a clairement montré que le développement de cette branche d’activité est plus que jamais une des priorités en Chine.

En 1983 dans le premier semestre, la Chine avait reçu 410 mille étrangers et 4 millions de chinois venus de Hong Kong et Macao, soit une augmentation de 11% par rapport à la même période en 1982.

En 1985, 17,83 millions de personnes venues de 164 pays et territoires du monde s’étaient rendues en Chine pour du tourisme (professionnel, culturel, de découverte ou sportif). Le nombre de visiteurs avait augmenté de 38,8% par rapport à 1984. *(1)

En 1987, les statistiques officielles dénombraient 27 millions de visiteurs étrangers dont 25 millions de chinois de HK, Macao et Taïwan. *(2)

*(3)

1991

1992

1993

1994

1995

Nombres de touristes entrés en Chine
(millions de personnes)

3 3,35

3 8,11

4 1,52

4 3,68

4 6,38

Recettes liées à ce tourisme étranger
(milliards USD)
(équivalent milliards FFR)

2,84

14,2

3,95

19,75

4,68

23,4

7,32

36,6

8,73

43,65

Les flux internationaux, assez bien identifiés, concernent peu les zones rurales et les régions de montagne ; ils convergent essentiellement sur les grandes villes et le sud-est du pays. Mais rompant avec une longue politique de fermeture, d’importants efforts de promotion sont faits pour attirer les occidentaux vers les provinces du Sichuan, du Xinjiang (30000 visiteurs étrangers en 1987) et d’autres du centre et de l’est *(2). Ce tourisme local est toutefois freiné par les manques d’infrastructures dans l’Hinderland, notamment en matière de communication terrestre.

Sources : *(1) Guide de Chine - Qixing. Edition Langues Etrangères 1997
*(2) Tourisme et Montagne - Debarbieux - Economica 1995
*(3) China statistical yearbook 1996

1.2 Le marché du tourisme intérieur ...
Certaines formes de tourisme local et régional, souvent basées sur les paysages pittoresques, l’histoire et la culture, ont donné naissance à des stations d’altitude dans l’est du pays. Depuis les temps anciens, les montagne ont toujours été vénérées en Chine. Elles occupent une place importante dans la religion et dans l’imaginaire des chinois. Le Mont Kunlung était considéré comme la demeure des dieux, quasiment une prolongation du ciel. Et l’imaginaire est l’un des moteurs du tourisme. Les montagnes du Huang Shan par exemple sont un véritable lieu de pélerinage.
" Avec les quatre attractions fameuses - les formations typiques rocheuses, les sources thermales, les pins aux formes étranges, et la mer de nuages  - elles illustrent un motif classique de la peinture chinoise (...) Pendant un millénaire, elles ont été une destination classique pour les voyageurs et les artistes (...) Depuis le milieu des années 50, on a assisté à une augmentation de la fréquentation touristique interrompue pendant la Révolution culturelle (...) Parmi les 1,6 millions de visiteurs en 1987, les étrangers ne sont que 1600 " *(1).

  • Le tourisme à l’intérieur du territoire Chinois engendre des flux considérables mal connus en Occident. Par manque de données et de repères, le volume de ce marché est aujourd’hui probablement difficile à évaluer avec précision. Les spécialistes chinois fixent dans une large fourchette (entre 270 et 500 millions) le nombre de chinois résidents ayant des pratiques touristiques *(2).
  • Selon les sources chinoises officielles (China National Tourisme Administration - CNTA), un total de 410 millions de touristes résidents ont été comptabilisés en 1993, dégageant un chiffre d’affaire total de 86,4 milliards de Yuans (environ 54,5 milliards de FFR), répartis pour les principaux postes de dépenses en transport (28%), achat (19,4%), hébergement (18,3%), repas (18,3%). 80% de la dépense totale émanait des clientèles urbaines.
  • Le poids de ce tourisme intérieur est aussi révélé par les 30 millions de forfaits vendus la même année, ce qui met dans ce domaine la Chine parmi les plus haut niveaux mondiaux en volume. Cet essor continu crée les conditions d’un développement d’un secteur privé émetteur. On comptait en effet dès 1992 un nombre de 1400 agences spécialisées sur la clientèle intérieure, en augmentation de 80% par rapport à 1991. Ce nombre atteignait 2300 en 1993.*(3)
  • Enfin, si le tourisme d’affaires est florissant, comme en témoignent les taux d’occupation de l’hôtellerie urbaine, le tourisme de loisirs local, mis à part celui de l’élite, voit son développement encore freiné par différents facteurs :
  • La rareté des jours de congé pour la majorité (3 ou 4 jours par an) et un week end sur deux depuis peu. Il s’agit donc d’un tourisme de séjours courts (2 à 3 jours) à caractère excursionniste (shopping, visite de temples ou sites naturels ...) ou familial (sortie dans des parcs à thèmes).

Vu ces contraintes, l’essor des projets de parcs de loisirs ou d’attraction en Chine correspond parfaitement au stade du développement du tourisme local, dans sa forme familiale de masse. Pour un droit d’entrée variant entre 50 et 100 Yuans (31,5 à 63 FFR), les thématiques souvent axées sur la découverte des pays étrangers et des architectures typiques constituent, par des attractions souvent de qualité, une sorte de succédané aux voyages internationaux encore réservé à une élite politique ou économique. Dans ce type de complexes, les exploitants peuvent baser leur billetterie sur des flux moyens de plusieurs dizaines de milliers de visiteurs/jours. Le projet du groupe Wo Yau, développé à proximité de Guanghou (Canton), constitue un bon exemple de l’intérêt des investisseurs, hongkongais mais aussi locaux pour ce type de programme (voir encadré ci-joint).

Le créneau des parcs de loisirs sportifs (SAE, circuits de karting) encore inexistants, correspondent à cette même demande d’un vaste public/clients potentiel et à portée de main dans les métropoles. Le kart est à considérer avec attention. Les conséquences d’un droit d’accession tardif à la voiture privée-valorisation sociale et signe de liberté, le coups de foudre des chinois pour la Formule 1, l’envie farouche de la jeune génération surtout, de pouvoir conduire et piloter, promettent certainement de belles années à ces petits frères de la F1. Le contrôle d’un nombre limité d’attribution de permis de conduire ne pourra que favoriser cette forme de tourisme sportif local ainsi que l’incentive d’entreprise.

  • L’insuffisance d’un réceptif adapté à la solvabilité des clientèles loisirs chinoises (type hébergements légers, hôtellerie de plein air, villages de vacances)
  • Les contraintes d’accès d’un plus grand nombre, à des prix acceptables, au transport aérien.

Ces deux derniers facteurs freinent très certainement le développement d’un tourisme de masse. En tout cas, ce marché apparaît tout à la fois extrêmement prometteur et particulièrement complexe.

Données : *(1) Géojournal, 21, 1990
*(2) Montagne et Tourisme - Economica 1995
*(3) CFCE - Le tourisme en Chine 1995

1.3 Evolution et diversification du produit " Chine " : vers de nouveaux marchés à conquérir ...
Pays peu ouvert sur l’extérieur entre la création de la RPC et l’ouverture amorcée à la fin des années 70, les structures réceptives chinoises ont longtemps surtout été habituées à recevoir des délégations officielles et à piloter des groupes de visiteurs étrangers sur les circuits culturels classiques.

Le système réceptif chinois est aujourd’hui confronté à plusieurs évolutions dont celle, essentielle, des centres d’intérêts culturels de la clientèle internationale lointaine.

Vue de l’Occident, la Chine reste considérée comme une destination culturelle, les ingrédients types du produit étant les excursions vers des grands sites classiques, qu’ils soient naturels ou historiques. L’extention des capacités hôtelières, l’élimination, dans une certaine mesure, des goulets d’étranglement des transports intérieurs, la libéralisation de la circulation intérieure a permis un certain renouvellement des produits. On peut ainsi distinguer trois générations de produits pour la Chine:

  • Les grands sites classiques : Beijing et la Grande Muraille, Xian, puis Shanghai (avec excursions sur Suzhu et Hangzhou), et enfin le site de Guilin,
  • Les Trois gorges et la vallée du Yang Tsé, avec excursions fluviales, ainsi que la Route de la soie,
  • Les marges occidentales de la Chine (Tibet, Ningtia, Yunan) avec des destinations culturelles sur Lhassa ou plus sportives sur l’Everest.

Cette dernière génération de produits coïncide à la fois avec le déclin de la clientèle groupe et l’apparition de nouvelles aspirations de la clientèle occidentale, et dans une moindre mesure, japonaise, avec les vagues du tourisme d’aventure, de l’éco- et de l’éthno-tourisme.

On peut également noter un engouement pour les sites religieux des différentes confessions qui ont marqué la civilisation chinoise : notamment les sanctuaires bouddhiques et les grands sites de l’Islam.

Les autorités chinoises semblent par contre plus malhabiles à appréhender les attentes nouvelles occidentales en termes d’autonomie, d’attractivité " couleur locale " et de qualité des hébergements, de compétences de l’accueil et de l’encadrement, de découverte de sites, d’authenticité de l’ethnologie. Il y a probablement sur ces problèmes de montages de produits d’importantes marges de coopération entre les émetteurs occidentaux et les réceptifs chinois, publics ou privés. *(1)

Source : *(1) CFCE / DIS - Secteur Tourisme - 1995

1.4 Les loisirs et les sports de plein air ...
L’ouverture aidant, les chinois ont commencé à développer, souvent avec le soutien de capitaux étrangers, des infrastructures de loisirs et de sports à l’occidentale, situées essentiellement à proximité des grandes métropoles des zones économiquement favorisées : tennis, piscine, golf, parc d’attraction, centre balnéaire, etc... Les magasins de sports fleurissent à Shanghaï. Des entreprises chinoises fabriquent et diffusent en Chine des équipements d’excellente qualité de camping-loisirs ou de montagne (par exemple Liwaco Overseas Marketing Limited à HK et Beijing). Dans les environs de Jilin à l’extrême nord-est (latitude équivalente aux Alpes), dans le Changbai Shan (les Monts " Toujours blancs ") qui dominent l’une des plus grandes réserves forestières de la Chine, 2 stations de sports d’hiver sont construites semble-t-il sur des capitaux autrichiens. Celle de Songhuahu à Qingshan, située à 16km de Jilin et à 1000m d’altitude propose un téléphérique, des cabines, des vestiaires, un hôtel, un restaurant. Celle de Beidahu à 20km de la ville est plus récente. (Les montagnes de Chine situées à des latitudes généralement plus sud que les Alpes sont moins adaptées au ski puisque la neige se situe souvent à des altitudes supérieures à 4000m).

La fédération chinoise de montagne de Pékin (CMA), accueillie en 1996 à l’Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme de Chamonix (ENSA) a marqué un intérêt particulier pour le développement du ski et des sports d’hiver, de l’alpinisme, des murs d’escalades urbains (SAE) déjà existants à HK, et des activités nouvelles comme le canyoning. Des coopérations avenirs ont été largement évoquées pour une formation de leurs cadres aux métiers sportifs de la montagne.

Selon des sources officielles chinoises, américains et chinois auraient récemment organisés les 1ers jeux des sports de nature intégrant natation, cyclisme, course à pieds, escalade, canoé ...

Ce secteur spécifique du loisir sportif et d’un tourisme ludique de masse est aujourd’hui à son stade embryonnaire.

1.5 Le pouvoir de consommation des chinois ...

" Plus d’argent, plus de loisirs "

Tournant la page avec des décennies de frustration, grâce à une diminution progressive du temps de travail, des augmentations constantes de salaires et des libertés individuelles qui s’étendent, de plus en plus de chinois découvrent de nouveaux plaisirs. Les réformes économiques ont suscité l’apparition d’une nouvelle classe aisée qui a les moyens de se les payer et dont l’envie de voyager loin et librement peut se réaliser.

On constate une augmentation rapide des revenus privés et une chute des revenus publics de 1,25% par an. La croissance chinoise profite ainsi pour une part grandissante aux particuliers qui deviennent des consommateurs au sens occidental, avec une part croissante de leurs revenus, quoiqu’encore marginale, consacrée aux loisirs. Malgré de profondes disparités salariales, le rêve des " 3 roues " (montre, vélo, machine à coudre) est largement atteint. Celui des " 4 grandes pièces " (TV, réfrigérateurs, machines à laver et chaînes hifi) est en passe de l’être, du moins en ville. C’est aujourd’hui la climatisation, les objets de grandes marques et les loisirs qui font rêver. Pour le plus riche, c’est la voiture et la maison privée. Dans tout les cas, un nouveau consommateur exigeant et capricieux s’est imposé : l’enfant unique. *(1)

Les chinois et le temps libre

  • Depuis le 1er mai 1996, les Chinois ont leurs samedis libres, s’ajoutant à leurs dimanches. Ce progrès, passé inaperçu à l’étranger, les fait entrer dans la civilisation des loisirs *(2). Ce temps libre annonce le début d’un profond changement socio-économique. La semaine de travail frôlait les 60h encore dans les années 80.

Les chinois et leurs revenus

  • 80% de la population, essentiellement le monde rural, vit avec 900 FFR par ménage et par an. *(3)
  • La Chine, l’Inde et l’Indonésie comptent déjà près de 100 millions de personnes disposant de ressources égales au revenu moyen actuel en Espagne. Avec une croissance économique de 6% en moyenne, quelques 700 millions d’habitants de ces pays atteindront ce même niveau d’ici l’an 2010. *(4)
  • Entre 1978 et 1994, le salaire urbain moyen a été multiplié par 7. Entre 1993 et 1994, l’amélioration réelle des revenus approcherait 9% hors inflation. *(1) Dans certaines grandes villes notamment des provinces côtières comme Shanghaï -13 millions d’habitants- les chinois seraient déjà plus de 32% à disposer d’un revenu mensuel de 3000 Yuans (2500 FFR) pour un salaire moyen de 450 Yuans *(5). Cette émergence soudaine d’une classe moyenne de consommateurs boulimiques restera le phénomène marquant des années 90
  • Sur 1,3 milliards de chinois, un millions sont devenus millionnaires *(6). Ce chiffre intègre probablement HK, Macao et Taïwan. En tout cas, ces hommes et ces femmes, qui ont pris le virage du capitalisme et du libéralisme depuis les réformes de Deng Xiaoping au début des années 80, sont devenus des exemples à suivre en Chine.

Les chinois et l’épargne

  • Le taux d’épargne des particuliers est estimé à plus de 40% du PNB et c’est un énorme potentiel de développement. *(7)

Les chinois et leur pouvoir d’achat

  • Répartition du PIB mondial en l’an 2000 (en parité de pouvoir d’achat)

*(9)

1990

2000

Monde

100

100

Chine
Japon
NPI

6,0
8,2
2,6

9,0
8,2
3,8

Autres pays d’Asie

8,7

11,3

USA
Europe Occidentale

20,8
23,2

19,0
22,2

  • Le PIB par chinois en parité de pouvoir d’achat était de 2000 USD (10 000 FFRS) en 1990 et atteindrait 3500 USD (17 500 FFR) en l’an 2000. *(1)
  • La consommation totale devrait tripler dans les 10 prochaines années, passant de 261 milliards USD (1305 milliards FFR) en 1993 à 743 milliards USD (3715 milliards FFR) en 2003. *(8)

Pour résumer, aujourd’hui, il est raisonnable de penser que seulement 3% de la population est en mesure d’acquérir des biens importés, soit 30 millions de personnes. Effectivement, le cabinet d’étude DRI/Mac Grawhill chiffre à 34 millions de chinois à hauts revenus, ils seront 41 millions en 2003. Il estime à 5 millions les acheteurs de biens de luxe importés et à 65 millions ceux des produits de gamme moyenne. *(8)

Extrait de ces statistiques, le segment des entreprises parapubliques, privées, et " joint-ventures ", représente un des " viviers " de clientèle en constante progression et très prometteurs pour l’industrie du tourisme/loisirs et du voyage " incentive ". La catégorie représente 6% des ménages urbains soit 4,2 millions de foyers *(1). Ils sont peut être le germe d’un véritable tourisme de masse pour demain.

Sources : *(1) Le tourisme émetteur de Chine continentale - Maison de la France
*(2) Peyrefitte - Le Figaro oct 1996
*(3) Le China Daily Economic News 1996
*(4) Echanges internationaux/CCI/1997
*(5) Ca M’Interesse 1996
*(6) Mercuri International News 1997
*(7) Peyrefitte Mai 1997
*(8) CFCE - Le tourisme en Chine 1995
*(9) FMI Word Economic Outlook 1993 - CEPII base de données CHELEM - CEPII Economie mondiale 1990/2000 : L’impératif de croissance - Economica Paris 1992

1.6 les perspectives de croissance économiques et touristiques ...
Au cours du 32ème Congrès mondial de Shanghaï du 8 et 10 avril 97, Le Premier Ministre Li Peng a indiqué que le taux de croissance économique de la Chine serait de 8% en moyenne pour le premier plan quinquennal national de ce siècle, et qu’il devrait se maintenir à 7% pendant les 10 premières années du XXIe. *(1)

  • Pour le 9è plan quinquennal, l’objectif du développement du secteur touristique est ambitieux.
  • En l’an 2000, le nombre d’entrées en Chine sera entre 54,5 et 55 millions, dont 8,2 à 8,6 millions de voyageurs étrangers,
  • Le nombre des touristes chinois atteindront 950 millions à 1,05 milliard,
  • Le montant global du secteur touristique du pays s ’élèvera à 350 ou 360 milliards de Yuans (157,5 à 163,8 milliards FFR), dont 14 milliards USD (70 milliards FFR) provenant du tourisme international, 250 à 260 milliards de yuans (157,5 à 163,8 milliards FFR) provenant du tourisme intérieur. *(2 )

Sans vouloir présager de l’avenir de cette contrée du monde, il est permis de croire que le besoin naissant en matière de tourisme spécifique, de produits loisirs plein air ne peut que suivre la formidable courbe de croissance amorcée actuellement.

Sources : *(1) Echanges internationaux/CCI/1997
*(2) Sources officielles chinoises - Chine - Nouvelle Etoile 1997

1.7 Les tendances du marché mondial du tourisme ...
Les perspectives sont caractérisées par un ralentissement du taux de croissance moyen annuel : 4,4% pour 1995-2000 et 3,5% pour 2000-2010. La partie du tourisme émetteur des régions Europe et Amérique devrait décroître avec un taux minimum de 2,5% par an, alors que la part des autres régions, notamment l’Asie de l’est et du Pacifique devrait progresser fortement avec un taux maximum de 6,8% par an. Les chiffres font état de la poursuite d’un reéquilibrage des flux touristiques entre les principales régions du globe. Selon ces estimations, les touristes toutes nationalités confondues devraient atteindre 661 millions en 2000 et 937 millions en 2010. *(1)

Pour assurer un développement durable du tourisme international, il est de plus en plus nécessaire d’adopter des politiques économiques destinées à constituer de véritables filières de tourisme dans la plupart des pays touristiques industrialisés et surtout en voie de développement. Pour ce, Il faut multiplier les efforts :

  • vers le développement d’une meilleure adaptation des produits au marché : tourisme des affaires (congrès, " incentive ", symposium etc...), tourisme sportif et culturel (manifestations sportives, nouveaux produits), tourisme de courts séjours (week-end notamment), tourisme de santé.
  • vers l’amélioration et la promotion des avantages comparatifs de chaque pays en mettant en place une stratégie caractérisée par la recherche de qualité, de compétitivité et d’originalité.

Sources : *(1) L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) - Vellas - Economica 1996

Remarque : les indications financières tiennent compte d’un taux de 0,63 FFR pour 1 Yuan et de 5 FFR pour 1 USD.

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