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Bien sûr, en arrivant à La Bérarde, le regard est attiré le dôme de
neige des Ecrins, Ailefroide ou encore la tête de la Maye. Ce n'est que de
cette dernière (ou de tout autre sommet de la rive droite du Vénéon) que l'on
découvre l'imposante Grande Aiguille de la Bérarde.
De là, regardez bien le couloir nord tout d'abord. C'est, dans son intégralité,
l'un des plus long des Alpes, avec plus de 1600 m de dénivellation, souvent )
plus de 45° d'inclinaison.
Ensuite, l'oeil flane sur les dalles bordant la rive gauche du couloir. Un
quatuor de voies y a pris place ces dernières années. Invitation.
1873
: Le 20 juin, T. Cox, R. et WM. Pendlebury avec Peter Baumann et
Jean-marie Lochmatter foullent le sommet. L'itinéraire suivi qui deviendra la
voie normale (arête NNE) fut un temps fréquentée. 1700 m -
PD.
1892 : C'est à
la descente qu'est parcouru pour la première fois le versant ouest.
TPH. Jose et Clemens Zubriggen, accompagné d'un porteur local le 1er août. Très
rarement repris. PD.
1927 : Le 28 août,
J. Guttin et Casimir Rodier remontent l'arête nord-ouest. AD.
1934 : Le couloir
nord est remonté par A. Boell, P. Escarfail, G. Franck, Alain Le Ray
et JM. Pruvost, le 24 juin. Cette superbe course de neige se réalise régulièrement
en début de saison, souvent a ski (première en 1971 par Alain Charbonnier).
AD, le couloir dans sa totalité fait 1600 m, on n'en parcours généralement
que le seconde moitié, la partie inférieure étant coupé par 2 ressauts
rocheux.

L'équipe redescend par le versant est, qui a été très peu repris. PD.
1948 : C'est le
24 août que Mme Le Breton et Henry Le Breton escaladent l'arête sud, itinéraire
totalement délaissé de tous temps. PD.
1995 : Pierre
Chapoutot, qui avait put observer les dalles sous
l'arête nord ouest à maintes reprises depuis la face sud du
Rouget, décide de venir tâter le rocher. Stupéfaction, tout tient... Une
corde et des dégaines sont laissées sur place, l'aventure commence. Quatre
voies (et quelques variantes) vont être dessinées ici. La place était libre,
les auteurs inspirés et le rocher s'est laissé faire, sans sourciller. La
marche d'approche qui, sans être longue n'est pas trop simple non plus, assure
une certaine tranquillité. Le père Faud n'a pas fait le voyage est les voies
s'en portent très bien... qu'il en reste ainsi.
C'est le Grand
Duduche qui inaugure le festival. Pierre Chapoutot, Pierre Louison
et Etienne Rol remontent la partie basse du pilier en forme de poire, le 28
juillet. TD-, 300 m, 500 m jusqu'à l'arête.
Yves Ghesquiers, Pierre
Chapoutot et Sylvain Bonzom entament Au bonheur
des dalles le 2 août. Ils reviennent le 9, sans Sylvain mais avec
Olivier Mansiot pour finir l'itinéraire, en gravissant au passage une difficile
fissure (la fissure Ghesquiers). TD+, 500 m.
Envoutés, Pierre Chapoutot,
Olivier Mansiot et Etienne Rol reviennent le 2 septembre pour ouvrir Granitude.
Voie superbe et homogène. D+, 450 m. Conseillé
1996 :
L'art d'accomoder les restes est le nom de la dernière grande voie.
Ouverte le 17 juillet par Pierre Chapoutot, Olivier Mansiot et Etienne Rol. De
très beaux passages pour cette voie moins homogène... TD-, 500 m.
Enfin, c'est le 25 août puis le
5 septembre que Pierre Dellac, Pierre Chapoutot et Jean Philippe Bourley
viennent siffler la Fin de partie, une
importante variante de l'art d'accomoder les restes. TD/TD+, 200 m
originaux.
P. Chapoutot et O. Mansiot
Bibliographie : Suivant Savoie
Guide du Haut Dauphiné
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