Pic de la Fare (2138 m)

La walker de Livet

Peu connu, le Pic de la Fare n'est pourtant pas caché. C'est chaque jour des milliers d'automobilistes (dont une bonne part d'alpinistes et de grimpeurs) qui passent à son pied. Mais le regard est bien souvent focalisé sur les sombres abîmes du couloir de l'Infernet qui lui fait face. Malgré les visites de Jacques Boell et plus tard de Narcisse Candau, le Pic de la Fare est resté confidentiel. C'était sans compter sur l'inépuisable imagination de Jean-Michel Cambon, passé maître dans l'art de découvrir et de désherber les parois oubliées. L'utilisation des gougeons aidant, on peut aujourd'hui s'écarter des fissures herbeuses pour de belles dalles...

Localisation : Massif de Belledonne, versant Romanche, entre Livet et Bourg d'Oisans
Accès : Peu après Livet (RN 91), se garer près de la carrière qui domine le monument dédié aux Maquis de l'Oisans. Suivre la route forestière puis le sentier du vallon de la Vaudaine. Depuis le seuil de la cabane, compter exactement 26 virages (en cas de comptage fantaisiste, il vous faudra redescendre pour reprendre votre travail à l'origine, il est donc conseillé de compter à haute et intelligible voix). Une trace sommaire et des équipements ultra-modernes amènent au pied de la paroi, fort redressée (50 minutes).
Première ascension : Sylvain et Jean-Michel Cambon, Olivier Mansiot au printemps 1997
Difficulté et horaire
: TD; 1000 m; 6a et A0 maximum, V+ obligé. 8 à 12 heures, compter en plus 3 à 4 heures de descente pour une cordée experte en rappels. Corde de 2 x 50 m conseillée.
Caractéristiques : le parcours intégral dans la journée est un petit challenge; pour la longueur de l'escalade plus que pour la difficulté : il y a grosso modo 6 longueurs en III et IV; 16 longueurs avec du V et 13 longueurs avec du VI ou de l'A0, la plupart peu soutenues.
Descente : en 25 rappels dans la voie, certains sont décalés, ne perdez pas votre topo...

 

OM / Jean Michel Cambon