Alam Kouh (4837m)

Situation :

Massif : Elbrouz (Iran)
Accès : Téhéran

Histoire :

Dans l'ancienne religion perse, l'Elbourz est "le suprême effort de la Terre pour ne pas être séparée du Ciel". L'un des sommets occidentaux de la chaîne qui borde la mer Caspienne est l'Alam Kouh. Il domine la forteresse d'Alamout d'où, au XIIème siècle, Hassan Sabbah, "le Vieux de la Montagne", lançait les Assassins-" les gardiens" de la secte qu'il commandait contre le pouvoir usurpé en Iran des califes abbassides et des princes seldjoukides et, dans le secret, frappait haut et fort : avec ses fedayin- "combattants", il inventait le terrorisme raisonné et planifié d'aujourd'hui.

Une légende par contre explique son autre nom : Takt-e-Suleiman-" le lit de Salomon". Ce grand roi, pour contraindre la reine de Saba, sa femme à lui céder -elle était jeune, il ne l'était plus-, fit dresser sa tente au sommet qui passait pour le lieu le plus froid du monde et il l'y conduisit ; elle ne put résister longtemps et vint le rejoindre. Il dût parvenir à ses fins puisqu'on montrera une source chaude qu'il fit jaillir et où elle se baigna, au matin.

Les itinéraires :

La face nord est en granit. Elle est parcourue par six itinéraires difficiles, le premier découvert en 1936 par A. Gorter et L. Steinauer (700m, TD V), le second en 1964 par A. Alaï, iranien et H. Rost (550m TD + V/A2). Le pilier de droite a été gravi en 1969 et le couloir central en 1971. En 1966, J.P.Frésafond et A. Parat effleurent le pilier central, le plus élégant (700m, ED V +/A2) ; en 1973 J. Jaworski S. Mierzejewski et d'autres l'abordent franchement ("La grande niche", 750m, ED, VI/A3).

B. Sadeghi, iranien, a réussi seul le pilier central les 1,2 et 3 août 89 suivant d'abord la voie polonaise de 73, puis à mi-hauteur la voie française 66 qu'elle recoupe."

 

B. Domenech 1999